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Créer un site à partir de sa fiche Google quand on vit d’Instagram

Créer un site à partir de sa fiche Google quand on vit d'Instagram : ce que la fiche fournit, ce qu'il reste à écrire, et les 5 liens de la bio.

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Créer un site à partir de sa fiche Google quand on vit d’Instagram

Points à retenir

  1. Sur Instagram, vous êtes locataire. Meta fixe les règles, change l'affichage quand ça l'arrange et décide seule de ce qui reste visible.
  2. Le parcours décrit par Okli tient en trois gestes. Vous cherchez votre établissement dans l'outil.
  3. Okli liste ce qu'il récupère : le nom, la catégorie, la description, les coordonnées, les horaires et les autres informations publiques utiles.
  4. Un site généré depuis une fiche hérite de ses erreurs.

Vos commandes arrivent en message privé, vos rendez-vous passent par la bio, et le jour où Instagram restreint votre compte, plus rien n’arrive. J’ai un avis net là-dessus : une marque qui vit d’Instagram a besoin d’une adresse qui lui appartient. La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas à repartir d’une page blanche. Un outil comme Okli sert à créer un site à partir de sa fiche Google : il reprend ce que vous avez déjà rempli sur Maps et vous rend un premier jet à corriger. Vingt lignes à relire, pas un chantier de trois semaines.

Un compte Instagram ne vous appartient pas, un site si

Sur Instagram, vous êtes locataire. Meta fixe les règles, change l’affichage quand ça l’arrange et décide seule de ce qui reste visible. Votre audience est réelle, mais vous n’en avez ni la liste ni l’adresse.

Un site, c’est l’inverse. Le nom de domaine est à vous, les textes aussi, et personne ne décide à votre place de l’ordre des pages. Ce n’est pas glamour. C’est juste l’endroit où un client retrouve vos horaires, vos tarifs et un bouton pour réserver, sans avoir à faire défiler quarante publications.

Je ne dis pas de quitter Instagram. Je dis de ne jamais y laisser la seule porte d’entrée de votre activité. L’erreur classique, c’est d’attendre le jour du blocage pour s’en occuper, donc le pire moment pour écrire calmement une page d’accueil.

Un smartphone affichant une carte avec la fiche d'un établissement local
La fiche Google, celle que vos clients ouvrent depuis Maps. Photo Stanislav Kondratiev / Pexels

Créer un site à partir de sa fiche Google, comment ça se passe

Le parcours décrit par Okli tient en trois gestes. Vous cherchez votre établissement dans l’outil. Vous choisissez un style. Puis vous relisez et personnalisez la première version, générée à partir des informations publiques de la fiche, avant de la publier.

Ce qui me plaît dans cet ordre, c’est que la relecture vient avant la mise en ligne. Rien ne part sans vous. Et vous n’avez pas à sortir la carte bancaire pour juger : Okli indique que l’on découvre le résultat avant de choisir une formule payante.

Vous n’avez jamais touché à un éditeur de site ? Okli annonce un éditeur visuel qui ne demande aucune connaissance technique. Si vous savez monter une story avec trois stickers, vous savez déplacer un bouton.

De la fiche Google au site publié, le parcours en trois temps
1
Rechercher
Vous retrouvez votre établissement dans Okli.
2
Choisir un style
Une première version est générée depuis la fiche.
3
Relire, puis publier
Vous corrigez et personnalisez avant la mise en ligne.
Repris de la fiche
Nom · Catégorie · Description · Coordonnées · Horaires
Modifiable ensuite
Textes · Images · Boutons · Pages · Paramètres
Source : page d’accueil d’Okli, lue le 10 octobre 2026.

Ce que la fiche Google fournit, et ce qu’il vous reste à écrire

Okli liste ce qu’il récupère : le nom, la catégorie, la description, les coordonnées, les horaires et les autres informations publiques utiles. Autrement dit, le squelette. Tout ce qu’un client cherche en dix secondes est déjà là.

Ce qui manque, c’est vous. Une fiche Google ne raconte pas pourquoi vous avez ouvert cet atelier, ni comment se déroule une séance, ni ce qui est compris dans le tarif. Ce sont pourtant ces trois textes qui décident quelqu’un à réserver. Vous les avez déjà écrits, en morceaux, dans vos légendes Instagram. Reprenez les trois publications qui vous ont valu le plus de messages et réécrivez-les au propre.

Une précision pour les créateurs sans local. La fiche Google concerne les activités qui reçoivent des clients ou se déplacent chez eux : studio photo, salon, boutique, coach à domicile. Pas de fiche ? Commencez par là, le site viendra après.

Fiche Google ou site internet, pourquoi je garde les deux

La question revient à chaque fois, et Okli y consacre d’ailleurs un contenu entier. Ma réponse est courte : les deux ne font pas le même travail.

La fiche répond à « où, quand, combien d’étoiles ». Elle s’affiche dans Maps, au moment où quelqu’un cherche près de chez lui. Le site répond à « pourquoi vous et pas le voisin ». Il porte vos textes longs, vos réalisations, vos conditions, tout ce qu’une fiche n’a pas la place d’afficher.

Franchement, se contenter de la fiche, c’est laisser Google rédiger votre vitrine. Et Google a déjà montré qu’il reprend ce qu’il donne : Okli se présente comme une alternative aux sites que Google Business Profile ne propose plus. Ceux qui avaient tout misé dessus ont dû recommencer ailleurs.

Le saviez-vous ?
Le chiffre « 46 % des recherches Google ont une intention locale » circule partout. BrightLocal en rappelle l’origine : un représentant de Google l’a donné en 2018 lors d’un événement, et il n’a jamais été actualisé publiquement depuis. Prenez-le pour ce qu’il est, un ordre de grandeur vieux de huit ans.

Avant de publier, les réglages à relire sur la première version

Un site généré depuis une fiche hérite de ses erreurs. Des horaires d’été jamais remis à jour, un numéro de fixe abandonné, une catégorie choisie au hasard il y a quatre ans : tout cela se retrouve en page d’accueil. Je corrigerais la fiche d’abord, le site ensuite.

Puis passez sur les cinq éléments qu’Okli laisse modifiables. Les textes, à mettre dans votre ton. Les images, à remplacer par vos propres photos, celles de votre compte. Les boutons, à tester un par un. Les pages, à réduire au strict utile. Les paramètres, à ne pas sauter.

Mon point de contrôle préféré tient en une minute. Ouvrez la version provisoire sur votre téléphone et appuyez sur chaque bouton. Un bouton « Réserver » qui mène nulle part coûte plus cher qu’une page manquante.

Reste la page de mentions légales. La fiche Google n’en contient rien, vous l’écrivez donc vous-même, et son contenu dépend de votre statut. Je ne publierais pas sans elle. Pour la liste exacte, lisez la fiche officielle d’Entreprendre.Service-Public ou demandez à votre comptable.

Un bureau de créateur de contenu avec un ordinateur ouvert sur un éditeur de site
La relecture se fait sur grand écran, le test des boutons sur téléphone. Photo Jakub Zerdzicki / Pexels

Relier le site, la fiche et le lien en bio pour le référencement local

Un site publié que rien ne signale ne sert à personne. Il y a deux branchements à faire le jour même.

Le premier se fait dans la fiche. L’aide de Google Business Profile décrit une rubrique « Site Web » où l’on saisit l’adresse complète de son site. Collez-y la vôtre, en entier.

Le second se fait sur Instagram. Depuis avril 2023, un profil accepte jusqu’à cinq liens, une nouveauté annoncée par Mark Zuckerberg et relayée à l’époque par Tom’s Guide et Search Engine Land. Le chemin : « Modifier le profil », puis « Liens », puis « Ajouter un lien externe ». Attention au piège. Seul le premier lien s’affiche sur le profil, les autres se cachent derrière un appui supplémentaire. Votre site va donc en première position, pas en troisième.

Le saviez-vous ?
Avant avril 2023, Instagram n’autorisait qu’un seul lien dans la bio. Le passage à cinq liens vaut pour tous les comptes, professionnels et créateurs compris, selon L’Éclaireur Fnac et Tom’s Guide, qui titrait alors sur « la fin de Linktree ? ».

Dernier réglage, le plus négligé. Le nom, l’adresse et le téléphone doivent être écrits pareil aux trois endroits : fiche, site, profil Instagram. « Studio Léa » ici et « Léa Photographie » là, et le client se demande s’il s’agit de la même personne.

Si vous ne faites qu’une chose demain matin, ouvrez votre fiche Google et relisez les horaires et la description. Tout le reste en découle, puisque le site les recopie.

Questions fréquentes

Faut-il payer avant de voir le site généré ?
Non. Okli indique que l’on découvre le résultat avant de choisir une formule payante. Vous jugez donc sur pièce.
Quelles informations sont reprises de la fiche Google ?
Le nom, la catégorie, la description, les coordonnées, les horaires et les autres informations publiques utiles. Vos textes de présentation et vos photos restent à ajouter.
Peut-on modifier le site après la génération ?
Oui. Selon Okli, vous gardez la main sur les textes, les images, les boutons, les pages et les paramètres, avec un éditeur visuel qui ne demande aucune connaissance technique.
Combien de liens peut-on mettre dans une bio Instagram ?
Jusqu’à cinq depuis avril 2023. Seul le premier s’affiche directement sur le profil, placez donc votre site en tête.

Sources

Okli, page d’accueil et questions fréquentes, lues le 10 octobre 2026.

Aide Google Business Profile, rubrique « Site Web » de la fiche d’établissement, consultée le 10 octobre 2026.

Tom’s Guide, L’Éclaireur Fnac et Search Engine Land, articles d’avril 2023 sur les cinq liens de la bio Instagram.

BrightLocal, statistiques de référencement local, origine du chiffre de 46 % (Google, 2018).

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