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Comment on relève un tarif — la méthode de CACHET

Un prix, sur ce site, n’est jamais une opinion. C’est un relevé : une valeur trouvée à un endroit précis, à une date précise, que vous pouvez aller revérifier vous-même. Cette page décrit exactement comment ces relevés sont faits — et ce que nous refusons de publier quand ils manquent.

Ce que nous appelons un relevé

Ce que nous appelons un relevé
Photo Walls.io / Pexels

Un relevé, c’est un chiffre accompagné de trois choses : d’où il vient, quand il a été consulté, et ce qu’il mesure au juste. Les trois voyagent ensemble sur la page. Si l’un des trois manque, le chiffre ne sort pas.

Concrètement, quand vous lisez « 212 € — relevé le 31/08/2026 », cela veut dire qu’à cette date, ce montant était affiché publiquement par l’acteur nommé juste à côté. Pas qu’il vaut 212 € en général, pas qu’il vaudra 212 € le mois prochain, pas qu’une moyenne de marché a été calculée quelque part. Un relevé décrit un point, pas une vérité.

D’où viennent les chiffres

Quatre types de sources, et rien d’autre.

Un tarif public affiché par un opérateur. Une plateforme de mise en relation, une place de marché de contenu, un prestataire qui publie sa grille : le montant est lu sur la page publique, l’opérateur est nommé, la date de consultation est notée. C’est la source la plus solide parce qu’elle est vérifiable par n’importe qui en un clic.

Un texte officiel. Pour tout ce qui touche à la loi — obligations de transparence, mentions à faire figurer, statut, fiscalité — la source est le texte lui-même, sur Légifrance ou sur le site de l’administration concernée. Nous citons l’article, pas un article de blog qui commente l’article.

Un barème publié par une plateforme. Les seuils de monétisation, les conditions d’accès à un fonds, les règles de reversement sont publiés par les plateformes dans leurs centres d’aide. Ces pages bougent souvent : la date de relevé est là pour ça.

Une grille d’agence ou de plateforme d’influence, nommée. Quand une grille professionnelle circule, nous la citons en nommant qui la publie. Jamais « selon les agences », toujours « selon telle grille, relevée à telle date ».

Ce que nous ne faisons pas

Ce que nous ne faisons pas
Photo Md Jawadur Rahman / Pexels

Pas d’estimation. Si nous ne trouvons pas de source pour un chiffre, nous ne le fabriquons pas à partir de ce qui « se dit ». La page dit alors que le chiffre n’est pas disponible, et pourquoi. C’est moins satisfaisant qu’un nombre rond, c’est la seule chose honnête.

Pas de moyenne d’un panel anonyme. « Le tarif moyen constaté est de X € » sans dire sur quoi, auprès de qui et quand, cela ne veut rien dire. Une moyenne dont on ne connaît ni l’échantillon ni la date n’est pas un chiffre, c’est une impression mise en forme.

Pas de recopie d’un autre site. Le chiffre d’un confrère n’est pas une source, c’est un relais. Nous remontons à l’origine, ou nous ne publions pas.

Pas d’expert de complaisance. Vous ne trouverez pas ici de citation attribuée à un spécialiste inventé pour donner du poids à un paragraphe. Les articles sont signés collectivement par la rédaction, et ce qui les engage, ce sont leurs relevés.

Ce qu’une fourchette veut dire

Beaucoup de prestations n’ont pas un prix mais une plage. Quand nous publions une fourchette, la borne basse et la borne haute sont deux relevés distincts, chacun avec sa source. Ce n’est pas un intervalle de confiance calculé, c’est le plus bas et le plus haut que nous avons effectivement trouvés. Entre les deux, tout dépend de facteurs que nous nommons quand nous les connaissons : l’audience, le format, les droits cédés, l’exclusivité, le délai.

Quand les sources ne sont pas d’accord

Quand les sources ne sont pas d’accord
Photo Savvas Stavrinos / Pexels

C’est fréquent, et c’est rarement dit ailleurs. Les seuils d’audience en sont l’exemple type : l’ARPP — qui est un organisme privé d’autorégulation, pas une autorité publique — et les grilles d’agences ne posent pas les mêmes bornes. Un même compte peut donc être « nano » selon l’une et hors grille selon l’autre.

Dans ce cas, nous ne tranchons pas à la place du lecteur : nous affichons les deux grilles, nous nommons qui publie chacune, nous datons, et nous expliquons ce que la différence change concrètement pour vous. Choisir silencieusement une des deux versions, ce serait fabriquer un consensus qui n’existe pas.

La date de relevé, et sa péremption

Chaque chiffre porte sa date. Ce n’est pas une coquetterie : dans l’économie des créateurs, un barème de plateforme peut changer en une nuit et un tarif d’agence en un trimestre.

Une date sert à deux choses. Elle vous dit si l’information est encore fraîche au moment où vous la lisez. Et elle nous oblige : une page dont les relevés vieillissent est reprise, ses chiffres sont revérifiés à la source, et la nouvelle date remplace l’ancienne. Un chiffre non revérifié ne se met pas silencieusement à jour tout seul.

Si vous tombez sur un relevé visiblement daté et que la source a bougé depuis, dites-le-nous : c’est exactement le signalement qui nous est le plus utile.

Les liens commerciaux

Certaines pages contiennent des liens commerciaux ou des contenus publiés dans le cadre d’un partenariat. Quand c’est le cas, c’est écrit sur la page concernée, avant le premier lien en question — pas relégué en petits caractères en bas.

Ce qui ne change pas : un partenariat n’achète pas un chiffre. Un tarif relevé reste ce qu’il est, un défaut constaté reste écrit, et une page commerciale ne devient pas un avis favorable. Si les deux entrent en conflit, c’est le relevé qui reste.

Comment nous contredire

Un relevé daté se corrige avec un autre relevé daté. Si un chiffre publié ici est faux, périmé, ou mal attribué, écrivez-nous par le formulaire de contact en indiquant la page, la phrase exacte et la pièce qui la contredit — une capture, une URL, un texte officiel.

Ce que nous corrigeons et comment nous le publions est décrit sur la page corrections et errata. Les corrections sont datées et visibles sur la page concernée : nous ne réécrivons pas l’histoire en silence.